Le permis de conduire
Différents types de permis
Permis AAC – Permis en conduite accompagnée
Le permis AAC, souvent appelé « conduite accompagnée » est proposé aux jeunes dès 16 ans, souhaitant débuter les cours de code de la route et la conduite en apprentissage. La conduite se fait avec un parent tuteur, qui va accompagner et conseiller le jeune en plus des cours de code et de conduite.
Le permis AAC comprend une formation de 20 heures pratiques minimum, une formation théorique et le passage du code de la route. En fin de formation initiale, une attestation est délivrée qui justifie l'ensemble de l'apprentissage déjà effectué par le jeune conducteur.
Dans un délai de 1 à 3 ans, le jeune conducteur doit parcourir 3000 km minimum pour être sûr d'aborder toutes les saisons de l'année.
Ensuite, il passe l'épreuve du permis de conduire comme les autres apprentis, et obtient en cas de succès, un permis probatoire de 2 ans au lieu de 3 avec 6 points. S'il y une perte de 3 points ou plus, il devra alors effectuer un stage obligatoire (maximum 1 tous les 2 ans).
L'âge minimum pour être accompagnateur est de 28 ans, et il doit avoir son permis depuis au moins 3 ans. Il est possible pour un seul élève d'avoir plusieurs accompagnateurs.
Formation traditionnelle au permis de conduire B:
Dès 18 ans, on peut espérer obtenir son permis de conduire. Pour cela, et comme pour le permis de conduire AAC, conduite accompagnée, un minimum de 20 heures de pratique doit être compris dans la formation, et une formation théortique au code de la route, ainsi que le succès à l'examen du code de la route.
Après avoir obtenu l'examen du code de la route, l'épreuve du permis de conduire consiste en un parcours de 35 minutes, sur lequel l'élève sera jugé sur ses comportements au volant du véhicule, ses réflexes, sa conduite et sa façon d'appréhender la circulation routière.
Si le candidat réussit cette épreuve pratique, il obtient alors le permis probatoire de 3 ans avec 6 points. Tout comme le conducteur de conduite accompagnée, en cas de perte de 3 points ou plus, un stage obligatoire devra être effectué. (maximum 1 tous les 2 ans)
Le nouveau permis de conduire, un outil pour la sécurité
Depuis quelques années, tous les travaux et rapports sur l'insécurité routière soulignent la nécessité de mieux former les conducteurs. La nouvelle architecture du permis B fait désormais de cet examen la sanction d'une formation exigeante, à la conduite, mais aussi au comportement sur la route. Une "nouvelle formule" qui concerne les deux aspects de l'examen l'épreuve théorique et l'épreuve pratique.
>>La nouvelle épreuve théorique
La nouvelle épreuve théorique, désormais opérationnelle sur tout le territoire, introduit une vraie révolution dans l'apprentissage du code de la route (Permisecole).
La nouvelle épreuve théorique générale
Pendant longtemps, "passer le code" a été vécu par les candidats au permis de conduire comme une simple formalité, éventuellement précédée d'une brève période de "bachotage". Aujourd'hui, la nouvelle épreuve théorique générale, autrement dit la nouvelle épreuve du "code de la route", exige une préparation soutenue et une véritable prise de conscience de ce qu'est la route et aussi de ce qu'implique la conduite d'un véhicule.
L'apprentissage des comportements sur la route
Au-delà de l'apprentissage des règles, naturellement toujours inscrit au cœur de la formation, l'apprentissage des comportements sur la route est également abordé. L'accent est mis sur le partage de la route, la prise en compte des autres usagers - des motos et des camions, mais aussi des usagers les plus fragiles, piétons, cyclistes, enfants, personnes handicapées -, dans le sens d'une conduite apaisée. Bref, la relation aux autres, trop souvent passée sous silence autrefois et laissée à la discrétion de chacun, tient aujourd'hui une place essentielle.
>>l'épreuve pratique "nouvelle formule"
D'ici à avril prochain, l'épreuve pratique "nouvelle formule" sera en place dans la moitié des départements français. Le dispositif devrait couvrir l'ensemble du territoire, courant 2005.
L'examen passe de 22 à 35 minutes
Pour les candidats, le changement le plus visible est d'ordre quantitatif : dans la nouvelle formule, l'examen passe de 22 à 35 minutes. En réalité, il s'agit surtout d'un changement qualitatif : le temps de conduite effective double. Il ne dépassait guère 12 minutes dans l'ancienne version, compte tenu du temps nécessaire à l'accueil du candidat à bord du véhicule, au remplissage des documents administratifs, au contrôle de la vision, etc. Désormais, il est fixé à 25 minutes minimum (auxquelles il faut toujours ajouter la période réservée à l'accueil, etc.). On arrive ainsi à 35 minutes.
Cette durée de conduite est mise à profit par les inspecteurs sur trois points essentiels :
- Une réelle vérification de la capacité du candidat à gérer son stress au volant
D'abord, une réelle vérification de la capacité du candidat à gérer son stress au volant. Une étude européenne a en effet démontré que le pourcentage de fautes graves, faible pendant les premières minutes, même chez des conducteurs très inexpérimentés, grimpe en flèche après 20 minutes au volant. Une épreuve de 25 minutes de conduite effective permet de voir si le candidat passe ce cap sans problème.
- Un meilleur contrôle de la maîtrise du véhicule
Ensuite, un meilleur contrôle de la maîtrise du véhicule par le candidat. Ce dernier doit effectuer, non plus une seule mais deux manœuvres, dont une obligatoirement en marche arrière. Parmi celles-ci, il peut également lui être demandé d'exécuter un arrêt de précision.
- Un contrôle des connaissances concernant le véhicule
Enfin, un contrôle des connaissances concernant le véhicule : le candidat est interrogé sur l'utilisation des accessoires intérieurs, sur certaines pièces maîtresses du moteur, sur les feux, les pneumatiques et leur usure, etc., ainsi que sur certains phénomènes comme l'aquaplaning.
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